Être mieux avec soi-même 

Dans le contexte actuel de crise sanitaire où nous nous retrouvons confiné.e.s chez nous, seul.e ou en groupe restreint, nous avons choisis la thématique être (mieux) avec. Parmi les quatre articles que nous allons publier autour de cette thématique, le premier a pour déclinaison être (mieux) avec soi.

Etre (mieux) avec soi. Ce thème est extrêmement vaste alors de quoi allons-nous vous parler ? Sous quel angle aborder ce thème ? Quelle approche en faire?  Champ libre…!

Déjà, commençons par juste être avec soi-même, être en relation avec soi. Différentes relations sont possibles :

  • Positives (amitié, amour, bienveillance)
  • Négatives (haine, méfiance, domination, rejet)
  • Neutre (indifférence)

Selon notre degré d’exigence envers nous-même, notre humeur, notre estime de nous-même, notre niveau de connaissance de nous-même, notre degré d’acceptation de notre moi profond, les événements que nous rencontrons, nous pouvons alterner différentes relations toute au long de la journée. Etre son meilleur pote ou son pire ennemi ? Être avec soi-même, se trouver nez à nez avec notre petite voix intérieure.

Et si la question était : est-ce que je me connais en fait ? Qui suis-je ? Quels sont mes besoins, mes envies, mes attentes, mes valeurs, mes forces, mes fragilités ? Qu’est-ce qui me définit ? Qu’est-ce qui m’a fait, me fait, me fera du bien, du mal, me nourrit, me touche, me blesse, m’émeut, m’énerve ?

Profitons de ce temps suspendu pour apporter quelques réponses à ces questions. Sans jugement, avec bienveillance avec nous-mêmes, osons l’authenticité, la sincérité, la lucidité et cela restera juste entre nous et nous-même.

Faisons une introspection. Du latin introspicere, regarder à l’intérieur, la définition de ce terme que nous propose le Larousse est : une ”Observation méthodique, par le sujet lui-même, de ses états de conscience et de sa vie intérieure”.

Mais quel sens cela a-t-il de penser à nous et de nous poser toutes ces questions ? Cela vient-il juste nourrir notre égo ? Non, il ne s’agit pas de se flatter mais de faire comme un état des lieux de notre intérieur pour pouvoir ensuite être en cohérence avec soi, au plus près de ce que nous sommes et non pas de ce que nous aimerions être.  En connaissant et acceptant nos fragilités, ce qui nous fait du mal, nous pouvons alors anticiper les situations en veillant à nous protéger et ne plus avoir l’impression de subir par exemple. Nous allons ainsi développer nos capacités de métacognition. D’après Gombert (1990), il s’agit à la fois les connaissances introspectives conscientes qu’un individu a de ses propres états et processus cognitifs ainsi que les capacités que cet individu a de délibérément contrôler et planifier ses propres processus cognitifs en vue de la réalisation d’un but ou d’un objectif déterminé. De plus, plus nous nous connaissons et nous acceptons, plus nos attentes envers nous-mêmes sont en consonance avec ce que que nous sommes et donc moins coûteuses en effort cognitif.  

Comment le faire ? Il s’agit de se focaliser sur soi, d’être complètement disponible et donc d’enlever toutes les sources de distraction qui nous entourent : éteindre la télévision, activer le mode avion de notre téléphone, privilégier un moment où nous savons que nous n’allons pas être dérangé.e par les personnes avec lesquelles nous vivons. Là il va falloir solliciter nos capacités attentionnelles afin de parvenir à nous centrer et recentrer sur nous-même. Exercice plus ou moins évident à l’ère où notre attention est constamment happée par ce qui nous entoure. Commencer ou continuer la pratique de la méditation à travers le processus de pleine conscience peut nous aider à développer notre attention soutenue. Le deuxième élément primordial est notre degré de motivation, d’intérêt pour répondre à toutes ces questions sur nous-même. Plus nous le seront, plus nous y parviendront.

Cependant, en fonction de l’histoire de chacun d’entre nous, être avec soi peut être un vrai challenge, difficile à vivre car cela peut faire ressurgir des émotions, des ressentis de forte intensité ; alors surtout n’hésitez à faire appel à des professionnel.le.s qui vous accompagneront à être mieux avec vous-mêmes.  

Pour continuer cette réflexion autour de cette thématique, une phrase de Kant: « Agis de telle sorte que tu traites l’humanité aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre , toujours en même temps comme une  fin et jamais simplement comme un moyen. »

Cela vous inspire?

Si vous souhaitez approfondir cette notion , quelques noms parmi les plus connus : Jacques Salomé, Eckhart Tolle, Irvin Yalom, Alice Miller, Christophe André.